Hypocrite, moi ? non, sadique !

Klein deeltje in het Nederlands aan het einde van dit artikel.

Les politiciens sont visiblement tous plus ou moins hypocrites. En tout cas, c'est ce que prétend Lionel, de sa propre expérience, et j'ai tendance à le croire.

Comme lui, je suis également candidat sur une liste pirate. Mais pour diverses raisons, je fais ma campagne différemment. Bien que candidat, je ne me considère pas politicien. Je reste un candidat « issu de la société civile », comme dise les politiciens, quand ils veulent montrer qu'ils sont ouverts. Je n'ai en effet pas le temps d'aller sur les marchés. Et je n'aime pas serrer les mains juste pour me faire voir. Je veux que les gens parlent de mes idées et du programme pirate. Je veux qu'ils lisent ce que nous proposons et qu'on en discute.

Pas la bonne solution

Je sais, ce n'est pas comme ça que je serai élu et que je pourrai changer les choses. Lionel et les autres politiciens sont sans doute plus dans le bon que moi. Tant pis, j'assume 1.

Ainsi, j'échappe donc à ce sentiment d'hypocrisie. Mais je dois aussi confesser un autre sentiment : je deviens sadique. Sadique envers les politiciens et les autres partis. Je passe mon temps à scruter la petite bête, avec mes lunettes de pirates (ou plutôt mon cache-œil de pirate), pour me rassurer en constatant que les autres se trompent.

ACTA sera mon piège à politicien !

Pas plus tard qu'hier, je me suis souvenu d'un plan machiavélique 2 qui était dans mes cartons. À la signature du traité ACTA, je me suis dit : « en septembre, j'irai revoir qui a voté pour ACTA parmi nos députés européens, et je publierai le nom de ceux, parmi eux, qui se présentent aux élections communales. Mouahahahah ! (ici, imaginiez un rire machiavélique genre Mr Burns.) »

CC by European Parliament on Flickr

Je l'ai donc fait. J'ai vérifié chaque nom — merci, la transparence ! — mais je constatai rapidement que pas un seul eurodéputé pro-ACTA ne se présente aux élections communales... J'étais presque déçu. Sadique, je vous disais.

La preuve, j'ai même été plus loin. On peut en effet interpréter les choses différemment. Peut-être que les PRO-ACTA ont voté justement parce qu'ils ne se présentait pas aux élections et un vote impopulaire n'est donc pas un problème. Et peut-être que les candidats communaux ont voté contre ACTA justement parce qu'ils allaient se présenter et ils ne pouvaient pas se permettre un vote impopulaire... Mais allez, je serai beau joueur, je leur laisse le bénéfice du doute.

Par conséquent, je signale à tous mes amis aux quatre coins de la Belgique que les députés suivants ont voté contre ACTA. Ils peuvent donc avoir un a priori favorable envers ces gens. À eux ensuite de « ne faire confiance à aucune affiche et de s'informer ».

Par ordre alphabétique du nom de famille :

  • à Herstal, Frédéric DAERDEN
  • à Liège, Véronique DE KEYSZER
  • à Liège, Anne DELVAUX (je ne savais pas qu'elle venait de Liège, elle... elle n'a pas l'accent :-p)
  • te Leuven, Saïd EL KHADRAOUI
  • à Anthisnes, Marc TARABELLA
  • te Antwerpen, Kathleen VAN BREMPT

Avec une mention spéciale pour Anne Delvaux qui a voté contre ACTA malgré la consigne de son parti 3. Maintenant, à vous de savoir si vous voulez voter pour des gens qui cumuleront donc une fonction d'eurodéputé et de bourgmestre ou échevin.

Allez, je referai la même vérification lors des prochaines élections. 🙂

En ook in het Nederlands

Beste vrienden, jullie kunnen een positief a priori hebben voor de volgende politici die candidaat voor de volgende gemeentelijke verkiezingen zijn. Ze hebben inderdaad tegen ACTA gestemd in juli 2012.

Per alfabetische order:

  • à Herstal, Frédéric DAERDEN
  • à Liège, Véronique DE KEYSZER
  • à Liège, Anne DELVAUX
  • te Leuven, Saïd EL KHADRAOUI
  • à Anthisnes, Marc TARABELLA
  • te Antwerpen, Kathleen VAN BREMPT

Maar nu, moeten jullie ook verder gaan om een goed uitzicht over die persoon te hebben. Trust no poster ! Informeer u uzelf !

Notes:

  1. J'aurai peut-être évolué pour les prochaines élections européennes en 2014.
  2. OK, tout est relatif...
  3. « Consigne de parti », encore un concept qui n'a aucun sens !

Le pirate parfait

CC by JM Tosse -- http://www.fotocommunity.com/pc/pc/display/16427857&docid=3CDRaFH9E6ROEMLe pirate tel qu'on se l'imagine a bien sûr un cache-œil noir, une main remplacée par un crochet, une jambe de bois, une grosse barbe et un grand chapeau noir.

CC by Aaron Van Dike -- http://www.flickr.com/photos/8176239@N05Mais à quoi ressemble le pirate politique ? On se l'imagine aisément informaticien, jeune et rebelle, en quête d'un monde nouveau compatible avec ses idéaux et son envie de ne rien payer (parce que c'est évidemment un voleur). Pour mieux cerner ce pirate des temps modernes, je vous propose un tour d'horizon de tous les candidats pirates en Brabant wallon...

Le pirate est « jeune et rebelle »

Sur notre échantillon de 12 candidats, répartis sur les listes provinciales (district de Wavre et de Nivelles) et communale (Ottignies-Louvain-le-Neuve), nous avons les données suivantes concernant l'âge : 23, 23, 25, 28, 30 ,30, 30 ,31, 35, 37, 55, 56, 62. Que nous disent ces chiffres ?

  • De 23 à 62 ans, nous avons une moyenne d'âge de 36 ans.
  • Nous avons environ un tiers (4/13) de moins de 30 ans, un tiers (4/13) de plus de 35 ans et un gros tiers (5/13) entre 30 et 35 ans.
  • Le panel représente donc tous les âges, avec une légère surreprésentation de la tranche 30-35 ans.

Donc, nous sommes bien dans les clichés... C'est bien connu, 30 ans est l'âge le plus rebelle. À côté de la trentaine, l'adolescence et la crise de la quarantaine, c'est de la gnognotte.

Le pirate est « informaticien »

En ce qui concerne les professions, nous obtenons les profils suivants :

  • étudiant en informatique ;
  • magasinier en atelier agricole (avec une formation administrative) ;
  • ancien paracommando et chauffeur de car ;
  • étudiant en philo et lettres ;
  • informaticien pensionné ;
  • journaliste de presse écrite ;
  • informaticien dans le secteur universitaire ;
  • ingénieur civil en informatique en logiciel libre (pour ceux qui connaissent les candidats, vous ne devinerez sans doute jamais qui c'est) ;
  • éducateur spécialisé (avec un master en mathématiques) ;
  • ingénieur civil électricien dans le domaine des transports publics ;
  • employé dans le secteur de la diplomatie européenne ;
  • ingénieur de gestion ;
  • ingénieur chercheur en énergies renouvelables.

Ca nous fait une belle brochette, quand même, non ? Que retenir de cela ?

  • 30% (4/13) ont le mot « informaticien » dans leur emploi. Cela s'explique évidemment par l'origine du mouvement pirate, né avec la (r)évolution numérique. Mais en BW, les informaticiens sont déjà bien loin de la majorité !
  • 30% (4/13) sont ingénieurs. Bon, c'est beaucoup. Mais l'équipage BW a été fondé par trois ingénieurs, alors forcément...
  • Nous avons quand même des profils atypiques ! Loin de recouvrir toute la réalité belge (ni même du BW, sans doute), on obtient quand même une belle diversité, preuve que le mouvement pirate est ouvert à tous.

Et si vous voulez apporter encore plus de diversité, venez nous rejoindre 🙂

Le pirate est « en quête d'un monde nouveau compatible avec ses idéaux... »

Oui, ben là, je ne peux que donner raison à la caricature. Nous sommes tous des citoyens qui avons un idéal à défendre et nous voudrions utiliser la politique comme moyen de faire évoluer notre monde.

CC by Jean de La Rochelle -- http://commecadefrance.com

Liste électorale de citoyens

Vous aurez donc remarqué qu'aucun candidat n'est un politique. Sur une liste normale, on dirait issu de la société civile. Sur une liste normale, on en aurait accepté un ou deux, parce que ça fait bien d'être une liste d'ouverture, avec de tels candidats débutants.

N'est-ce pas l'inverse qui devrait toujours arriver ? Plutôt une liste composée de citoyen motivés qui veulent se mettre au service de la société ? Avec quelques hommes politiques qui sont déjà (ou qui ont déjà été) en mandat parce que c'est bon d'avoir aussi un peu d'expérience ?

Je ne sais pas vous, mais moi ça me paraitrait plus sain. Plus logique. La politique n'est pas un métier. La politique est un service. J'imagine déjà beaucoup de monde qui bondit en lisant ceci. Pourtant j'en suis convaincu. Mais je n'irai pas plus loin car j'envisage un autre article, plus long, centré sur ce sujet. Nous aurons donc l'occasion d'en reparler !

« ... et son envie de ne rien payer »

Ah oui. Les Pirates sont des voleurs profiteurs qui ne veulent rien payer. En attendant, nous payons nos tracts, nos affiches et nos communications nous-mêmes ; nous donnons du temps pour cette campagne, pour expliquer les idées et les valeurs pirates. Notre but est de nous mettre au service de la société pour l'améliorer.

Mais oui, nous ne sommes que des profiteurs.

Conclusion

L'image de l'informaticien, jeune et rebelle, en quête d'un monde nouveau compatible avec ses idéaux et son envie de ne rien payer est parfaitement exacte. Toute personne qui n'entre pas dans ces critères n'est pas bienvenu chez les pirates. Ou pas.

Plus sérieusement, les Pirates, c'est autre chose que cela ! Et en tout cas, j'ai du mal à voir comment on pourrait tirer un portrait type d'un pirate. Rien qu'en BW, on trouve aussi bien des simplicitaires amis de l'environnement que des vrais libéraux 1 solidaires. Mais nous avons tous des points communs : épris de liberté, de solidarité et de diversité, nous sommes mus par l'utopie d'un monde qui tournerait plus rond. Bref, nous sommes pirates. Et vous ?


Photos:

Notes:

  1. attention, je parle ici de libéraux au sens noble, et donc pas forcément à droite et encore moins affilié au MR !

Ne votez pas pour moi !

Ça y est, c'est officiel, depuis ce week-end, je suis candidat Pirate aux élections provinciales en Brabant wallon (district de Nivelles). Je suis sur la liste avec Alexandra et Alexis.

Moi, candidat ? Il y a un an encore, je ne l'aurais pas cru.

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nicolasy

J'ai toujours été intéressé par la politique et par la noblesse de sa fonction (oui, oui, je sais...). Mais je ne pensais pas rejoindre un jour un parti, vu que je n'en avais jamais trouvé qui me correspondait vraiment... Jusqu'à ce que je croise le sillon d'un navire pirate...

Mais ne votez pas pour moi.

Ne votez pas pour moi !

Ne votez pas pour moi si vous voulez que je vote des décrets provinciaux pour un enseignement provincial de meilleure qualité.
Ne votez pas pour moi si vous voulez que je prenne des mesures qui favorisent les mouvements de jeunesse, la diversité ou la rencontre d'autres cultures.
Ne votez pas pour moi si vous espérez que je vous offre des routes et des infrastructures provinciales belles et de bonne qualité.
Ne votez pas pour moi si vous pensez que je choisirai des projets novateurs pour le Brabant wallon.
Ne votez pas pour moi si vous voulez que je fasse tout cela une fois élu.

Mais...

Si vous souhaitez savoir quelles sont les finances de l’enseignement provincial et, à partir de là, donner des idées pour améliorer les choses ;
Si vous êtes impliqués dans un projet d’ouverture ou qui soutient la jeunesse et que vous avez besoin de la Province pour le réaliser ;
Si vous voulez comprendre l’équilibre budgétaire de la Province qui fait que telle ou telle route n’est pas assez entretenue — et surtout si vous avez une suggestion pour mieux faire ;
Si vous souhaitez donnez votre avis quand la Province veut lancer une nouveau projet (qu’il soit mégalomane ou approprié, utile ou inutile, petit ou grand) ;
Alors, votez pour moi. Oui, si vous souhaitez participer à la vie du Brabant wallon, alors votez pour moi.

La différence pirate

Vous l'aurez compris, le candidat pirate n'est pas un candidat habituel. Je ne serai pas élu pour que, pendant 6 ans, vous ne sachiez pas ce qui se passe en conseil provincial. Je ne viendrai pas, après 5 ans et 10 mois, vous serrer la main sur un marché pour que vous votiez pour moi.

La politique doit évoluer et ne plus fonctionner en vase clos. Comme nous disposons aujourd'hui des moyens techniques pour que le citoyen participe, le rôle de l'homme politique n'est plus de faire la politique à la place du citoyen.

En ce qui me concerne, je souhaite être plutôt une sorte de « manager politique », à savoir quelqu'un dont le rôle est de mettre les informations à dispositions, récolter les suggestions, écouter les remarques, canaliser les énergies et tenir compte de chacun (même ceux qui ne s'expriment pas). Tout cela dans le but de construire une proposition cohérente, positive et globale.

Les Pirates n'ont donc aucune idée à défendre ?

Si, bien sûr. Le mouvement pirate est international et issu d'internet et de la génération Y. Nos revendications sont donc nombreuses, telles que :
* la réforme du droit d'auteur ;
* la réforme de la propriété intellectuelle et en particulier assurer l'interdiction des brevets sur les médicaments ;
* la protection de la vie privée, lié à liberté d'expression ;
* la mise à disposition et le partage du savoir et des connaissances pour chacun (sur Internet) ;
* le respect de chaque humain dans sa différence et l'encouragement à la diversité ;
* mais aussi — et peut-être surtout — le renforcement du droit des citoyens.
Cette dernière idée passe principalement par une transparence maximale des instutions publiques, les discussions citoyennes (en ligne en IRL), la prise en compte du « wisdom of the crowd » et enfin, l'utilisation d'outil de participation (tel que LiquidFeedback).

Mais soyons réalistes... Ce n'est pas au conseil provincial du BW que nous parlerons de ces idées... sauf de la dernière ! Même en BW, les pirates peuvent déjà apporter un vent nouveau, par petites touches, qui renforce le pouvoir du citoyen.

Concrètement

Afin que chacun puisse participer si et comme il le souhaite, il faut commencer par avoir accès aux informations. C'est pourquoi je propose d'emblée de mettre en œuvre les mesures simplissimes que j'ai développées suite à notre visite au conseil provicial :

  • publier les dates des conseils provinciaux pour l'année, plutôt qu'une semaine avant ;
  • permettre aux citoyens, sans devoir le demander par courrier, d'avoir accès aux décisions du conseil, ainsi qu'aux contenus des propositions (ce qui n'est pas le cas pour l'instant) ;
  • faire mieux que le code de la démocratie locale et engager l'administration à répondre aux mails également (actuellement, l'obligation de réponse est limitée au courrier papier).

Ça, ce sont des « mesurettes » qui devraient déjà être prises, je vous l'accorde. Mais toujours dans le but de promouvoir la participation citoyenne, je souhaite également :

  • live-tweeter les conseils provinciaux et, si possible, les commissions de travail 1 ;
  • mettre à disposition tous les éléments qui permettent aux citoyens de comprendre les décisions politiques ;
  • discuter de ces décisions, lors de leur préparation, comme après leur vote, avec les citoyens, au travers de discussion online (via un forum dédié) et réelle (via des réunions mensuelles) ;
  • faire appel, de manière publique, à des spécialistes indépendants ainsi qu'aux citoyens lambda qui le désirent pour obtenir un avis pertinent sur un problème précis.

Je ne m'engagerai donc pas sur d'autres mesures plus précises. En effet, il suffit d'une majorité récalcitrante, un budget trop serré, des événements qui réorientent les priorités, ou même un problème mal posé... pour qu'elles ne se voient jamais réalisées. Laissons les idées évoluer ensemble et trouvons des solutions en collaborant, plutôt que de se battre pour son idée dans son coin 2.

Par contre je m'engage, en tant que père de famille, ingénieur et citoyen du monde, à faire preuve d'esprit critique, d'ouverture d'esprit, d'intelligence, de pragmatisme et de vision à long terme afin que nous puissions construire, avec les autres élus et les citoyens, des projets bénéfiques pour la société dans son ensemble et jamais au profit d'intérêt personnel. Le tout selon les principes pirates.

Mais ça, ce n'est pas en vous serrant la main sur un marché que vous saurez si j'en suis capable. Alors venez aux prochaines réunions pirates 🙂

2012-09-03_CDV_nico-2_m

Notes:

  1. Certains le font déjà, comme @PierreHUART
  2. Voir mon (trop long) article sur les idées politiques et leur évolution : « Le Parti Pirate : le transport en commun de la politique ».

La transparence, c'est bateau !

Suite à mon engagement pirate, j'ai eu le retour de quelques personnes (que je remercie) à propos des principes pirates présentés sur le site de l'équipage Brabant wallon. Une remarque revient souvent : la transparence c'est bateau. Moi, je ne pense pas. Je m'explique.

Ailleurs aussi, c'est transparent !

Il est certain que le concept de transparence est à la mode. Tous les partis l'utilisent. À tous les niveaux de pouvoirs. « Au sein de l’Union Européenne, me disait un ami diplomate 1, c’est même devenu un leitmotiv Openess and Transparency… tellement utilisé que cela en perd même son sens, parfois. »

Parlement Européen - CC by Mónica Gomes

Attention, la transparence physique du Parlement européen n'implique pas forcément la transparence ! 😉

Attention, la transparence physique du Parlement européen n'implique pas forcément la transparence !

Alors, oui, dans un sens c'est bateau. Mais on remarquera que justement, si tout le monde en parle, c'est qu'il y a quelque chose à côté duquel on ne peut pas passer : la société évolue et requiert désormais cette transparence.

Pourquoi les pirates parlent de transparence ?

Tous les partis traditionnels ont répondu, par leur création, à une évolution de la société. Au niveau international, les libéraux sont apparus suite à l'apparition des bourgeois qui ne voualient pas laisser le pouvoir à l'aristocratie. Les socialistes ont contribué, lors de l'avènement du capitalisme et de l'industrialisation, à prendre en compte les intérêts des ouvriers. Les écologistes, quant à eux, sont nés suite aux abus de la société envers l'environnement...

Aujourd'hui, les Pirates arrivent car la société est encore une fois profondément transformée, cette fois par la technologie de l'information. Dans l'ADN pirate, on trouve donc le partage, la collaboration et... la transparence, rendus possible par cette (r)évolution 2.

FO -- CC by Michel Tronchetti

Après tout, la révolution informatique est faite de fibre optique... transparente 🙂

Depuis toujours, le pouvoir a été aux mains de ceux qui disposent de la bonne information et du savoir 3. N'importe quel enseignant vous dira qu'apprendre, c'est grandir et se donner la chance de pouvoir faire des choix. Savoir, quand l'autre ne sait pas, c'est donc aussi prendre l'avantage sur lui. Aujourd'hui, grâce aux nouvelles technologies, nous avons l'occasion de partager le savoir et la connaissance à tout le monde. De faire finalement une vraie démocratie, où chacun a la possibilité de choisir en connaissance de cause. Il faut donc laisser la place à chacun de pouvoir collaborer.

Et finalement, pourquoi la transparence ?

Après tout, « vouloir la transparence pour la transparence, c'est idiot », m'a fait remarqué quelqu'un d'autre 4. « C'est comme communiquer pour communiquer ; ça ne sert à rien si on n'a rien à dire. » En effet. C'est pourquoi j'ai écrit ce billet. Pour expliquer que la transparence n'est pas un but un soi, mais constitue le moyen par excellence pour donner à chacun la possibilité de comprendre ce qui se passe en politique et in fine, de s'y impliquer. Comme dit plus haut, comprendre et savoir, c'est se donner la possibilité de choisir et dons de participer.

La transparence est LE moyen qui permet de vérifier ce que font les employés du peuple, à savoir les hommes et les femmes politiques. C'est encore LE moyen qui met à jour les vraies positions politiques d'un élu. Et c'est cela dont nous vons besoin pour voter utile ; nous arrêterons peut-être de voter pour quelqu'un sous prétexte qu'il nous a serré la main sur un marché ! C'est avec cet exemple qu'on peut bien comprendre toute la beauté de l'affiche du Parti Pirate français : « Ne faites confiance à aucune affiche. Informez-vous. ». Superbe.

Affiche PirateLa transparence est la condition sine qua non pour que les gens prennent la place qui leur revient dans la démocratie du XXIe siècle. Et c'est ça, le cœur du message pirate.

Votez pirate et nous vivrons dans un monde parfait

Les idées pirates percoleront dans le monde politique, cela ne fait aucun doute 5. Cela permettra à la politique de suivre la société. Mais ce n'est pas cela qui nous donnera un monde parfait. Ce n'est qu'une étape.

Comme vous le savez, nous ne vivons pas tous dans une communauté qui élève des moutons dans le Larzac, en paix intérieure, comme l'auraient voulu les hippies des années 70. Mais nous avons une société qui, loin d'être écologique, a cependant été profondément changé par l'écologie, aujourd'hui omniprésente (pour le meilleur comme le pire). Il en ira de même avec le mouvement Geek, qui a donné vie aux pirates. Nous ne vivrons pas dans un monde hypertechnologique où on se déplace en hoverboard et où tout le monde participe à la rédaction de la Constitution avec LiquidFeedback 6 (quoique ?).

Mais nous aurons fait évoluer la politique pour être en phase avec la société en espérant que cela « laissera ce monde un peu meilleur qu'il ne l'était quand nous y sommes venus » 7. Petit à petit.


Photos :

  • Parlement Européen -- CC by Mónica Gomes on Fotopedia
  • Fibre optique -- CC by Michel Tronchetti on Fotopedia

Notes:

  1. Geoffrey, ne sois pas modeste !
  2. Un jour j'écrirai un article sur le fait qu'internet est une révolution au moins aussi importante que l'imprimerie. Et quand on sait que l'imprimerie a grandement contribué à la renaissance ainsi qu'à la Réforme, on peut avoir une petite idée de l'importance des changements qui nous attendent !
  3. Et c'est évidemment lié à l'argent qui ouvre les portes de la connaissance et des réseaux d’initiés.
  4. Merci Quentin pour la remarque.
  5. Que ce soit par la percée du Parti Pirate ou par le piratage de nos idées par les autres partis, peu me chaut, du moment qu'elles passent. Et elles passeront.
  6. Il s'agit d'un outil de participation démocratique développé par les Pirates.
  7. Citation de Baden Powell