Je suis un mécréant qui affame les journalistes

Eh bien, oui, moi aussi je rentre dans la catégorie de ceux qui affament les journalistes. Je suis un mécréant du XXIe siècle qui considère que le tout-gratuit est un dû. Un sale profiteur de la génération Y. Tout doit m'être accessible. Sans payer. Je suis un affameur de journalistes et d'artistes. Je ne leur reverse pas un sou.

Ouep, figurez-vous que j'ai trouvé une combine pour ne pas payer le contenu de certains journaux (normalement accessible grâce à un accès payant). J'ai accès à la totalité de l'information, gratuitement ! En fait, il s'agit d'une combine avec mon voisin, très sympa. Lui, il a un abonnement payant (premium). Mais j'ai trouvé un moyen d'en profiter aussi depuis chez moi. Et ce n'est techniquement pas compliqué.

Comment ? C'est simple : chaque semaine, il me file son hebdomadaire dans ma boîte aux lettres après l'avoir lu.

Quoi ? Ce n'est pas interdit !? Je n'affame personne en faisant ça !? Je croyais que le partage d'information était interdit... Ah bon, seulement sur Internet ? Tiens, pourquoi cette différence ? Le résultat est pourtant le même, non ?

CC by NS NewsFlash on Flickr (http://www.flickr.com/photos/62693815@N03/6277337422)

L'information et le contenu

Sérieusement, ça vaut la peine de réfléchir : que vendent les médias ? De l'information ou du papier ?

Et au passage, ce n'est pas vrai que je ne donne jamais rien. Je donne aux créateurs (et aussi à d'autres) que j'aime bien via Flattr (qu'es aquo ?) ; je suis Patr(e)on de deux artistes (qu'es aquo ?) ; je soutiens des amis sur Kisskissbankbank. Si les journaux pouvaient utiliser ces services, je me ferais un plaisir de leur payer un petit quelque chose.

Ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières...


Photo :

Life companion - mes meilleures applications Android

Samsung a fait fort avec sa pub pour le Galaxy S4 : « Life Companion ». Ils n'ont pas tout à fait tort. Le smartphone est aujourd'hui un outil tellement utile et utilisé (mais parfois à tort) qu'on se sent tout nu quand on ne l'a pas. Mais le tout est encore de savoir l'utiliser correctement.

Moi, le meilleur moyen que j'ai pour découvrir de bons trucs et astuces, c'est généralement que les autres me les proposent. C'est sur cette base, d'ailleurs, que fonctionnent tous les réseaux sociaux actuels. C'est pourquoi, après avoir découvert quantités de bonnes applications ou de bons trucs sur beaucoup de blogs différents, je vais faire de même. Peut-être que ça aidera certaines personnes.

Le monde des apps

Le monde des apps

Je vous propose donc de passer en revue les principales applications que j'utilise sur mon smartphone Android. À chacun de voir ce qui lui convient après cela. Et n'hésitez pas à m'en proposer de nouvelles...

Je vous suggère une liste classée par type d'utilisation, à savoir : efficacité (Getting things done), lecture et détente, planning et agenda, réseaux sociaux et quelques outils divers, mais bien utiles.

Getting Things Done ou comment être efficace

Je suis un grand fan de la méthode getting things done (GTD) depuis quelques années déjà. Cette méthode d'organisation repose sur le principe qu'il vous faut un outil fiable, pratique et agréable (important) pour y mettre toutes vos tâches à faire et vous libérer l'esprit. Avec les concepts de « inbox » pour capter les choses à faire et l'aménagement de temps pour les classer et les effectuer, c'est tout une méthode qui se met en place, bardée de trucs et astuces simples et utiles (comme par exemple, de ne jamais écrire une tâche « aller faire changer les pneus de la voiture » mais plutôt différentes tâches, plus réduites et plus vite réalisées comme « trouver le numéro du garage » + « appeler le garage et prendre rendez-vous »).

Bref, je ne vais pas vous faire un cours entier sur getting things done. Mais il est important, dans cette méthode, de trouver des outils qui vous conviennent pour vous organiser, de manière que vous trouverez facile et agréable. Et depuis l'avènement des smartphones, GTD est d'autant plus intéressant car tout le monde peut avoir facilement tous les outils qu'il souhaite. Et même trop. C'est ici que l'expérience des autres est utile pour trouver la perle rare, que vous essayerez et que vous déciderez d'adopter si elle vous convient.

Moi, ce qui me convient, c'est une application sur mon smartphone, synchronisée avec un serveur auquel je peux aussi accéder depuis une interface web. Rien à faire : je préfère écrire avec un clavier. Mon smartphone est donc mon outil d'entrée (collecte des choses à faire) si je ne suis pas devant un ordinateur et mon outil d'exécution (consultation des choses à faire). La phase d'organisation, elle, est principalement faite devant un ordinateur.

Après avoir essayé beaucoup (vraiment beaucoup) d'applications qui correspondait à mes critères (dont les très connus remember the milk ou google tasks), mon choix s'est porté sur le duo Toodledo.com et Ultimate to-do list. Toodledo est un service web, à première vue assez laid, mais qui est customizable à souhait et qui colle bien avec la philosophie GTD. L'application Ultimate To-do list est du même acabit. Laide, mais très pratique et encore plus customisable. Personnellement, je n'ai pas hésité longtemps à acheter la version payante (moins de 3 euros dans mon souvenir).

Cette application permet énormément. Mais ce sont les fonctionnalités suivantes qui m'intéressent le plus :

  • utiliser, pour chaque tâches, des catégories, des statuts, des priorités, des dossiers, des contextes (rare !), date butoir, des rappels, etc.;
  • pouvoir afficher et donc filtrer facilement sur base des éléments cité ci-dessus ;
  • afficher un widget (dont le contenu et la taille est hautement customisable) sur votre écran ;
  • afficher un widget 1x1 pour facilement ajouter une tâche.
Aperçu d'une nouvelle tâche

On voit ici tous les champs liées à une tâche. D'autre sont encore possible mais c'est configurable et vous n'êtes pas obligé de les utiliser...

En complément de cette application, j'utilise également Google Keep pour collecter des éléments comme des photos, des liens, parfois une idée, que je dois traiter plus tard. Contrairement à Ultimate to-do list, Keep a l'énorme avantage d'être beaucoup plus user-friendly pour ces tâches-là et d'avoir un système de rappel simplifié (aujourd'hui/demain/2jours/une semaine - matin, midi, soir).

Pour prendre des notes, au sens très large, et archiver des informations qui n'ont pas besoin de rappels, ou qui ne sont pas vraiment des tâches, j'avais l'habitude d'utiliser l'excellent Catch, mais il n'est plus disponible depuis quelques mois. Je me suis mis à la recherche d'un équivalent et j'ai trouvé SpringPad, qui me plait beaucoup. C'est une sorte de Pinterest où on peut épingler, via une extension firefox ou chrome et via la fonction partage de votre smartphone, tout ce qu'on veut : liens, photos, texte, code-barres, etc. Le tout est organisé en notepads, il y a des couleurs, des images, c'est très joli et user-friendly. Moi, j'utilise SpringPad comme un carnet de notes très élaboré, mais il y a aussi une couche « sociale » qui permet de partager ou pas, selon les besoins et les envies. Très pratique pour se partager des infos dans un couple ou au sein d'une famille sans devoir s'envoyer des mails.

Enfin, pour la partie gestion des document, j'utilise un combo DropBox, Ubuntu One et (un peu) Google Drive. Comme j'utilise Ubuntu à la maison, je peux synchroniser DropBox et Ubuntu One sur mon disque dur et, bonus, j'ai fait un lien symbolique entre ces deux dossiers, ce qui fait que ce qui est sauvegardé sur l'un est sauvegardé sur l'autre. Du coup, c'est un système de back-up doublé dans le cloud. Moins de risque lié à un service qui ferme !

Lecture et détente

Le smartphone a ceci de génial que c'est une porte ouverte en continu vers un contenu riche et abondant. Le tout est de trouver les bons outils pour lire ce qu'on veut comme on veut. Je vous renvoie à cet article de Ploum pour vous aider à lire et gérer vos lectures intelligemment. Pour ma part, les outils que j'utilise sont les suivants :

  • Pocket : cette application (et service associé) permet de lire offline tous les articles que vous aurez préalablement choisis, en un click, depuis votre navigateur. Simple, facile, efficace. Seul bémol, pas moyen de flattrer depuis l'application...
  • IFTTT : ce site n'est pas une application, mais vous offre un service If This Then That -- Si ceci, alors cela. Par exemple, si Artimuses.be sort un nouvel article dans son flux RSS, alors place-le dans mon Pocket. Ou si une photo de moi est tagguée sur Facebook, alors télécharge-là dans mon Dropbox. Utile et puissant. Permet de ne pas utiliser un lecteur de flux RSS pour les blogs dont vous êtes sûr de vouloir tout lire (comme moi avec le blog d'un odieux connard, par exemple).
  • Feedly : malgré que certain annoncent la mort du flux RSS, je reste un très grand fan. Alors à la mort de Google Reader, j'ai basculé vers Feedly. Une application et une interface web qui permettent de gérer de manière agréable tous vos flux.
  • Google Play Livre : Il y aussi des livres ou des PDF que je veux pouvoir lire. Ceux-ci ne peuvent pas être enregistré dans Pocket ni dans Feedly. Du coup, il me faut aussi une application liseuse. Pour l'instant, j'utilise bêtement Google Play Livre. C'est facile et ça me permet de lire ce que je veux (il suffit de le télécharger depuis un navigateur pour l'avoir disponible sur le smartphone). Mais je sens qu'il faudrait que je me bouge pour trouver quelque chose de mieux.
  • 9gag : un site bête et méchant où on retrouve tous les mèmes et autres images inutiles mais drôles qui servent à combler un temps mort. L'application n'est qu'une couche d'adaptation du site pour les smartphones. Addictif.

Je vous passe les jeux car je n'arrive pas à m'y accrocher suffisamment pour que j'aie envie d'en conseiller.

Réseaux sociaux

Pour les réseaux sociaux, ce sont les classiques. Les applications originales sont généralement très bonnes et permettent quasiment tout. Comme je ne suis pas compliqué et que je ne gère pas plusieurs comptes d'un même réseau social, je me contente du simple. Google+, Facebook, Twitter, LinkedIn, FourSquare. Rien que les grands classiques.

Je suis aussi inscrit sur un réseau social de niche : Untappd (merci frangin). Il s'agit d'un Foursquare-like mais pour la bière. Vous ne checkez pas un lieu, mais la bière que vous buvez. Très sympa pour les amateurs comme moi. Je suis épaté comme toutes les bières s'y trouvent. Je ne l'ai pas encore prise en défaut, y compris avec une Rulles estivale, une Rodenbach Vintage édition 2011 (tonneau 95) — précis, hein ?! — ou une Steenuilke. Et même le petit Orval y est, alors qu'il n'est disponible que dans le restaurant de l'abbaye. Le seul problème, c'est que c'est évidemment très américain... J'ai débloqué le badge Belgian Holiday (niveau 6) car il considère que je suis en vacances en Belgique. L'application connait des sérieux bugs d'affichage (sur mon Galaxy), mais cela n'empêche pas son utilisation. Si vous vous connectez, vous me trouverez sous le pseudo nycolasy.

Planning et agenda

Notre monde est régit par le temps qui passe. Rendez-vous, heures, planning... Tout cela devient de plus en plus facilement gérable par nos smartphones et leurs applications. J'utilise plusieurs choses.

  • L'agenda de base de mon téléphone. Je préfère utiliser l'application native, bien intégrée, et qui communique convenablement avec mes agendas Google et Exchange (pour le boulot). Comme j'ai un Samsung, c'est une application relativement (quoique...) légère. En tout cas, comparé à mon ancien HTC, oui.
  • Un widget pour l'affichage (Agenda Widget by Anton) car les widgets de base n'affiche pas ce que je veux voir, comme je veux le voir. J'ai maintenant un widget de taille 3x3, avec une liste serrée des éléments à venir (je veux beaucoup d'info sur peu de place), les jours affichés comme « demain » ou « lundi » plutôt que « 31/10/2013 ».
  • Pour se déplacer aussi, beaucoup d'applications sont importantes afin de pouvoir gérer son temps. J'utilise donc Railtime, qui est quand même mieux fait que l'application de la SNCB, ainsi que les widgets BeTrains Liveboards qui permettent d'afficher le panneau d'information d'une gare. Ceux-là sont très précieux. Et puis il y a aussi l'application STIB, bien sûr. Mais l'intérêt est évidemment limité aux Bruxellois.

Outils divers

L'adage le dit, there is an app for that... Et en effet, le smartphone est un concentré d'outils. De manière évidente, il remplace déjà le téléphone, l'ordinateur, l'agenda, le bloc-notes, l'annuaire, le carnet d'adresses et le courrier. Mais il fait encore beaucoup plus ! Il peut aussi faire boussole, lampe de poche (avec Tiny Flash Light), livre de recette (avec Marmiton), encyclopédie (avec Wikipedia), lecteur de code-barres (avec Barcode Scanner), GPS (avec GPS Test), et même les fonctions d'une banque (la vôtre a sûrement une application)... Et ces fonctions étant encore assez classique, j'aimerais encore vous proposer les suivantes, qui le sont moins :

  • Pour ceux qui, comme moi, ont eu l'immense chance d'apprendre à calculer sur une machine à notation polonaise inverse, et en particulier avec la fantastique HP 32SII, je vous présente la calculatrice RPN Calculator, que je recommande vivement. Enfin une calculatrice utilisable !
  • Le smartphone devient un scanner ! Un petit coup d'appareil photo, un peu de recadrage et de traitement d'images et vous avez un magnifique PDF, scan de votre document papier. Je l'utilise très régulièrement. Après avoir découvert la fonction avec l'application fournie avec mon samsung (ScanMaster, gratuite), j'en ai testé quelques autres et j'ai fini par adopter Genius Scan, plus pratique, plus simple et plus puissant. J'ai même pris la version payante.
  • Notre vie numérique étant pleine de comptes, de profils et autre login, la gestion des mots de passe n'est pas chose aisée. Personnellement, j'utilise KeePassX (disponible sous Windows et Linux) qui chiffre, en sécurité (toujours relative), vos mots de passe et vous aide à en trouver des nouveaux, si nécessaire. Et le bonus, c'est que l'application Android existe aussi : KPassDroid qui vous permet donc d'avoir vos mots de passe avec vous. Indispensable.
  • En terme de dictionnaire de traduction, il en existe évidemment plein. Perso, j'en épingle un qui a la bonne idée d'être off-line (pas besoin d'être connecté pour consulter un dico). De plus, il permet de télécharger les dictionnaires qu'on veut (latin, néerlandais, anglais, le dico de l'académie, etc.) et la qualité des dicos proposés est vraiment acceptable, et en tout cas sans commune mesure avec un Google Translate (que je trouve très mauvais). Très pratique, c'est Offline Dictionnaries.
  • Les comptes entre amis sont parfois source de confusion pour ceux qui ne sont pas à l'aise avec les chiffres... Tricount vous apporte une solution facile pour les week-ends ou vacances entre amis.
  • Qui connaît la célèbre phrase « Allô, Madame Laurent ? Télé-secours à l'appareil ! » ? À peu près tous les belges (de plus de 20 ans), je pense. Si cette pub avait été faite à l'époque d'internet, elle aurait certainement donné lieu à un mème ! Et bien figurez-vous que Télé-Secours a aussi son application. À l'aide d'un bouton rouge ou vert, vous pouvez facilement envoyer un SMS pour alerter ou rassurer vos proches sur votre état de santé, avec votre position GPS. Nativement prévue pour iPhone, cette application n'est pas tout-à-fait adapté à Android et encore quelques défauts, mais je fais quand même un coup de pub car c'est un ami qui travaille chez TéléSecours. <PUB>Et au passage, si vous connaissez une personne âgée, la meilleure solution reste encore l'appareil TéléSecours complet </PUB>.

Performances sur smartphone

Un smartphone est un petit ordinateur. Il n'est donc pas inutile de veiller à ses performances et à bien l'utiliser. De plus, pour tous les fans de technologies, c'est un plaisir que de chercher la petite bête et de tout optimiser.

Après avoir suivi les conseils du Hollandais volant pour mieux utiliser votre batterie, je vous suggère encore d'utiliser GSam Battery Monitor (amplement suffisant en version gratuite) pour surveiller votre batterie (température, temps de charge) et les applications les plus gourmandes en ressources. Pour ma part, j'utilise aussi un widget (fourni avec mon Samsung) qui montre le nombre d'applications actives et qui, en un clic, permet d'accéder à la liste de celles-ci et les fermer, si besoin.

Pour le contrôle de votre utilisation des données, j'utilise l'excellent My Data Manager. Gratuite, cette application est hyper complète (gestion de l'abonnement data, du wifi et du roaming, listes des applications gourmandes), bien présentée (graphes, limites, statistiques, etc.) et discrète mais accessible (elle peut s'afficher dans la barre de notifications, ou seulement dans lorsqu'on la déroule — voir photo).

Screenshot de My Data Manager

Une présence discrète et élégante, à la demande.

Last but not least, la vitesse d'écriture sur un Smartphone n'est pas du tout optimale. Vous trouverez un tas d'argumentaires sur le net pour vous expliquer que l'AZERTY n'a aucune raison d'être, ni sur un ordinateur, ni sur smartphone. Bref, sur les conseils de Ploum, j'ai aussi essayé autre chose : MessagEase. MessagEase est un clavier de substitution et le principe est simple. Au lieu d'avoir la trentaine de minuscule touche du clavier azerty, vous en avez neuf principales, avec les lettres les plus courantes (en français : A, N, I, U, O R, T, E, S). Il suffit d'appuyer sur ces boutons pour entrer ces lettres. Tous les autres signes (les autres lettres, mais aussi la ponctuation, les lettres accentuées, les caractères spéciaux) sont accessibles non pas en appuyant sur le bouton, mais en glissant, depuis un des neuf boutons principaux, dans une direction déterminée. Voyez la vidéo pour mieux comprendre. D'emblée, cela vous donné un accès direct à potentiellement 81 signes (9x9). Il faut évidemment un petit temps d'adaptation pour connaître la place de ces touches (et vous avez un petit jeu pour cela, mais vous pouvez prendre tout autre application d'entraînement, comme Fast Type ou autre), mais une fois cela fait, c'est un vrai plaisir à utiliser. N'oublier pas d'installer aussi les listes de mots en anglais, français ou néerlandais. Les points négatifs de cette solution : (1) les réglages sont très peu clairs et pour le moins rébarbatifs (mais assez complet) et (2) j'ai installé plusieurs dictionnaires (EN, FR, NL), mais je ne sais toujours pas comment passer facilement de l'un à l'autre, sachant que j'envoie des SMS aussi bien en FR qu'en NL...

Un point positif autre que la vitesse et la facilité, c'était la tête du revendeur Mobistar quand il a voulu modifier un réglage de mon téléphone et qu'il ne savait pas du tout quoi faire... Priceless. 🙂

Quelques regrets ?

Oui. L'application Flattr ne fait pas son boulot. J'ai installé l'application, mais il n'y a pas moyen de se connecter. J'ai contacté l'équipe, sans réponse. Dommage car j'aime beaucoup le principe de flattr (description ici ou ici). Et vous pouvez d'ailleurs me flattrer en cliquant sur l'icône Flattr en bas ou en haut de cet article, si vous avez apprécié l'article.

SmartphoneJ'espère que vous aurez découvert au moins une application que vous ne connaissiez pas et qui vous sera utile 🙂


Photos:

 

Quand les banques se comparent à Facebook...

Il y a quelques jours, la publicité illustrée ci-dessous s'affichait dans les rues de nos villes, en même temps que toute une série de variantes. Celles-ci proclamaient, par exemple, qu'on pouvait « télécharger l'app partout », qu'elle « se trouvait entre Facebook et Spotify » à l'aide de multiples références au monde des smartphones.

Publicité Hello Bank

Publicité Hello Bank!

Rien de bien grave, donc : c'est juste un nouveau compte chez BNP Paribas Fortis (quel nom, je vous jure). Il a ceci d'original qu'il est orienté mobile. C'est à la mode. D'après une rapide lecture de leur site promotionnel, il s'agit d'un compte tout-à-fait normal. Mais au lieu de s'inscrire dans une banque (ce qu'on faisait depuis toujours) ou sur un site web (ce qu'on faisait depuis environ 5 ans), il s'agit cette fois de s'inscrire via une application smartphone ou tablette. That's it.

Pour bien faire la pub de cette nouvelle approche, ou plutôt de ce nouvel outil, les références pleuvent pour bien situer le produit dans le monde mobile des smartphones et des tablettes, comme expliqué en début de cet article. Compréhensible et logique.

Toutefois, une de ces pubs me chiffonnent un peu. C'est évidemment celle qui illustre cet article. Il y est dit : « Combien coûte un compte Hello Bank! ? Rien, comme votre compte facebook. »

Remarque typographique liminaire

Alors première chose, avec cette affiche, nos amis typographes et autres graphistes auront frisé la crise cardiaque (moi-même dont l'arrière-grand-père était imprimeur, j'ai mal) en voyant un mot, directement suivi d'un point d'exclamation, lui-même suivi d'une espace 1, suivie d'un point d'interrogation (« Bank! ? »). Alors qu'en toute logique, il faudrait un mot, suivi d'une espace, suivi d'un point d'interrogation (« Bank ? »), ou d'un point d'exlamation (« Bank ! »). Ou à la rigueur, des deux à la fois (« Bank !? »). C'est l'inconvénient de la prolifération des marques avec des éléments de ponctuation inclus 2. Passons. Tout le monde n'a pas la typographie et l'accentuation des capitales (et pas seulement des majuscules) comme passion.

Un compte en banque pour publier des photos de lolcats ?

Mais surtout, ce qui m'a frappé, c'est le fait qu'une banque — c'est-à-dire une institution respectable qui doit gérer votre argent en toute confiance (on ne rigole pas, là dans le fond) — se retrouve à se comparer à Facebook.

Premièrement, ça ne fait pas sérieux. Facebook est une plateforme de contacts, d'échange et de partage de vidéos de chats mignons/énervants/drôles (biffez les mentions inutiles). J'espère que cette banque compte faire autre chose avec l'argent qui lui sera confié.

Ensuite, ont-ils vraiment réfléchi à l'image de Facebook ? La première chose qui me vient à l'esprit, à moi, quand on me parle de Facebook, c'est : beaucoup de blabla superficiel et des problèmes de respect de la vie privée. Une banque a-t-elle vraiment envie de se comparer à ça ? J'avoue ne pas comprendre.

Enfin, dans notre monde de plus en plus numérique et connecté, c'est devenu un lieu commun de dire « Si un service est gratuit pour le public, c'est que c'est le public le produit ! » C'est aussi le message que vous nous faire passer cette banque ?

Certes, je m'efforce de faire partie de ceux qui exercent leur esprit critique. L'image de Facebook est donc peut-être différente chez moi que chez le cœur de cible de cette campagne... Quoique, en y réfléchissant bien, ce cœur de cible doit probablement être le groupe des 20-35 ans hyper connectés qui ont smartphone et tablette. Bref, des gens un peu comme moi (même si je n'ai pas de tablette).

Sérieusement

Avec un peu de recul, j'imagine que les responsables de la banque, ou plus probablement les responsables créatifs de la campagne, se seront posé ces questions. Et vraisemblablement, la conclusion de leurs réflexions a été de conclure que non, l'image de Facebook n'est pas mauvaise, au contraire. J'imagine facilement l'explication d'un créatif (genre le roman 99 francs) : « Oui, mais vous comprenez, cette marque possède intrinsèquement une connotation hyper positive, surtout auprès du public jeune.Son potentiel d'attachement est énoôorme parce qu'elle incarne la connexion, l'instantané et le plaisir... On ne peut pas passer à côté d'un atout pareil en terme d'image. »

Et finalement, c'est sans doute là que ça me fait mal. Certes Facebook n'incarne pas le mal absolu et ne représente pas tous les dangers. C'est même sans doute une sacrée invention, il faut le reconnaître. Mais de là à le prendre comme valeur de référence pour une banque ou pour un compte... Il y a de la marge ! Et pourtant, force est de constater que c'est le cas. Facebook est devenu la référence ultime (j'en avais déjà parlé, indirectement, ici).

Et j'avais juste envie de vous le faire remarquer, histoire d'en être conscient et d'y réfléchir. Est-ce ce type de modèle que nous voulons ?

Notes:

  1. Oui, une espace, au féminin. C'est expliqué ici.
  2. Notons au passage que le nom « Hello Bank! » ne respecte donc pas les règles de typographies françaises, qui auraient exigés une espace entre « Bank » et « ! »

Apple : la pomme de la tentation

Ça fait un petit temps que la nouvelle est tombée, mais elle est réapparue dans mon flux d'information récemment : Apple est une religion. C'est prouvé, quand les fan-boys voient un produit Apple, ce sont les zones « religieuses » de leur cortex qui s'activent.

Apple religionOn savait déjà qu'il ne fallait pas essayer de les raisonner. De toute façon, leur iBidule est meilleur. Il y a des contraintes techniques ? On s'en fout. L'important est, bien sûr, la beauté de l'objet que tu ne peux pas comprendre si tu n’as pas acheté Apple.

Du coup, je ne résiste pas au plaisir de faire un vrai parallèle avec les religions. Et de mettre en garde.

La comparaison

Car oui, il me semble que c'est bien comparable.

Une religion sert, en principe, à rendre les gens meilleurs et les aide à se situer par rapport aux questions existentielles.
Une entreprise d'électronique sert, en principe, à offrir aux gens les produits pour répondre à leurs besoins.

On peut choisir sa religion...
On peut choisir son fournisseur d'électronique...

...mais on opte généralement pour une religion par sa culture.
...mais on débute généralement avec un Mac ou PC parce que c'est ce qu'utilise l’entourage.

On peut changer aussi, quitte à s'attirer les foudres des intégristes.

On peut se passer de religion et se développer soi-même.
On peut monter soi-même son ordinateur.

On peut se forger sa propre religion.
Et tourner sous Linux.

Apple Store -- CC by kwramm

Comme les religions ont leur lieux de cultes, Apple a ses Apple Stores

L'évêque de Buckingham fait d'ailleurs remarquer que les Apple Stores sont conçus, dans leur architecture, avec des références évidentes à l'église : sol en pierre, abondance d'arches, des petits autels sur lesquels sont placés sur les produits, etc. Chose que ne reniait pas le « messie » Steve Jobs.

Une religion peut-être utile...

On ne me fera pas dire le contraire, je pense qu'une religion peut apporter beaucoup de bonnes choses. Le pardon ou la compassion, message central des religions, sont une nécessité pour nos sociétés.

iBelieveDe la même manière, Apple, il faut le reconnaître, est un champion industriel pour faire des produits beaux et de qualité. Si l’innovation ne se trouve pas au niveau technologique, ils ont fait très fort en design, en interface utilisateur et en packaging. Ils n’ont donc pas inventé la tablette, le smartphone, ni le baladeur MP3, mais c'est eux qui ont rendu leur usage populaire. Ils ont modifié nos habitudes.

On ne peut pas leur enlever ça. Cela a amené une saine concurrence qui fait que d'autres ont suivi et proposé d'autres choses.

...mais aussi une religion nuisible

Malheureusement, beaucoup de religions (toutes ?) amènent de graves problèmes. Les croisades, les sacrifices, les interdits insensés, la morale sexuelle ou le Jihad sont des aberrations. Le nombre de gens qui ferment leurs esprits et qui sont intolérants à cause de la religion est incroyable. Le pouvoir — souvent énorme — donné aux représentants d'une religion est toujours dangereux.

Ça vous rapelle Apple ? Normal.

Jobs = Moses

Les plus technophiles d'entre vous le savent déjà, mais Apple a désormais un brevet qui permet, à distance, de verrouiller, éteindre ou couper les communications de votre appareil mobile. Purement et simplement.

  • Vous êtes au cinéma ? Plus besoin de couper votre téléphone, le gestionnaire du cinéma s'en charge. Dormez, chers croyants, on s'occupe de tout.
  • Vous avez jailbraké votre iPhone (c'est-à-dire « fait ce que vous avez envie avec ce que vous acheté bien cher ») ? Vous aurez un iPhone verrouillé inutilisable. Vous avez péché par le blasphème, vous êtes punis !
  • Vous êtes dans une manifestation contre le pouvoir ? La police aura tôt fait de brouiller toutes les communications qui vous permettent de témoigner — ou parfois de survivre. Le pouvoir d'Apple est détourné et mis au service du pouvoir politique comme autrefois celui de l'Église.

On ne parle pas ici de science-fiction ou de procès d’intention. Apple, dans son brevet, a nommément cité cette fonction de blackout total dont la police ou les services secrets peuvent avoir besoin. Big Brother ou la sainte Inquisition, ce n’est finalement pas très différent.

Ceci sans parler des autres problèmes, tels que :

  • Apple enferme ses utilisateurs dans un écosystème de produits, de logiciels et de protocoles fermés de manière à ce qu'ils n'aillent pas voir ailleurs — beaucoup de codes et de traditions pour habituer le croyant à son système et rien que son système ;
  • Apple met en œuvre de l'obsolescence programmée, ou l'impossibilité de réparer votre appareil pour que vous en achetiez un autre — la confession est une nécessité récurrente, sinon, on finit en enfer ;
  • Apple est juge autoproclamé de la morale publique en filtrant toutes les applications qui ne lui plaisent pas alors que la pornographie (et d’autres sujets sensibles ?) n'est pas criminelle — comme si la religion parlait de sexe, allons donc ;
  • Apple peut supprimer, à distance, sur votre téléphone, tout le contenu qui ne lui plait pas — comme un petit relent d'index ou d'inquisition... ;
  • Enfin, Apple, comme les autres religions géants de l'életronique, ne supporte pas la concurrencec'est à coup de brevets que la pomme mène ses croisades.

La liberté

Comme pour une religion, quand il s'agit d'Apple ou d'un autre acteur (Google, Mobistar, …), il ne faut sans doute pas les éliminer et les combattre aveuglément, et surtout pas religieusement. L’essentiel — et c’est mon objectif — est bien de les forcer à rester dans ce périmètre où la liberté est assurée. Aussi bien celle du croyant/consommateur que celle de son voisin.

Finalement l'essentiel, c'est la liberté. Être croyant libre penseur et tolérant 1. Être technophile open source et libre (au sens du logiciel libre).

Imaginez si les religions se contentaient de parler d'un message d'Amour... et si Apple se contentait de faire de bons produits... Il ferait bon vivre sur terre 🙂 D'ici là, on a quand même du boulot.


Photo de l'Apple Store -- CC by kwramm on Flickr

 

Notes:

  1. Oui, ça existe. L'auteur de ces lignes prétend en être un. Et il en connaît plein d'autres.

La Neutralité du Net - Où cela commence...

On parle souvent de Neutralité du Net chez les Pirates. Mais pour la plupart des gens, la signification de ces trois mots est vague. Ils se disent probablement qu'il s'agit d'un concept intéressant, mais que c'est un outil contre une menace lointaine... Faut-il vraiment s'en soucier maintenant ? C'est vrai quoi, on ne se laissera pas faire quand une société privée censurera internet à son avantage.

Et bien non, il s'agit bien d'une menace réelle et contemporaine. En voici un exemple, parmi tant d'autres : la pub de Mobistar que l'on peut observer dans nos rues cette semaine.

Pub mobistar

De quoi s'agit-il ?

Un abonnement qui permet un accès illimité (enfin, dans la limite du raisonnable) à Facebook (et à des SMS). Rien de bien méchant en apparence. Absolument rien d'illégal. Qui plus est, il s'agit certainement d'un produit qui répond à une demande. En gros, c'est génial, non ?

Ma traduction

Oui, OK. Mais moi j'ai une autre vision de cette offre. Les ados et les enfants (!!) sont probablement le cœur de cible de ce produit. Budget limité, donc. On fera l'hypothèse qu'ils ne dépassent pas (ou en tout cas ils essaient de ne pas dépasser) leur budget.

Du coup, on en arrive à la situation suivante : une société privée offre à ses clients (contre paiement) un accès à internet, qui pour moi, est un réseau à finalité publique, vu son importance. Mais cet accès est limité à Facebook, une autre société privée. Si le client veut aller sur Wikipedia, le site du Parti Pirate ou sur eBay, il doit payer un supplément, ce qui n'est pas dans ses moyens, vu son budget réduit.

Je répète : Officiellement, ils ont internet. Techniquement, ils ont internet. Mais une société privée met en place arbitrairement et en fonction de ses propres intérêts, certains filtres. Ceux-ci permettent à cette société de choisir les contenus payants ou non d'un réseau qui, par essence, ne fait pas de différence entre Facebook, Wikipédia ou le site de ma commune.

Et alors ?

Même dit comme ça, on pourrait penser que ce n'est pas si grave. Après tout, le client choisit son abonnement et il sait à quoi s'attendre. Dans ce cas, j'aime beaucoup la comparaison avec un autre réseau, qui est, comme internet, à finalité publique et hautement stratégique : la distribution d'eau 1.

Imaginez donc cette situation avec l'eau : vous payez votre consommation avec un prix fixe pour boire l'eau du robinet. Mais vous payerez plus cher si vous prenez de l'eau pour faire une grenadine. Encore plus cher si vous prenez un bain. Nous verrions alors fleurir un abonnement « spécial printemps : arrosage de vos fleurs au prix de l'eau à boire » ; « Spécial été : offrez-vous une douche raffraichissante au prix de la grenadine » ! Tout ça parce qu'on a permis à la société de distribution d'eau d'installer des filtres et des contrôles.

Un autre exemple ? Vous achetez une voiture FaceCarBook® (votre accès à l'autoroute). Mais c'est une version spéciale « jeune ». Elle est donc munie d'un système qui l'empêche de tourner quand vous voulez quitter l'autoroute sur une autre sortie que vers « FaceNightBook® » (Boite de Nuit), « FaceMallBook® » (Centre commercial) ou « FaceWalibiBook® ». Ben oui, si vous êtes jeunes, vous n'avez pas besoin d'aller à la bibliothèque ou à la montagne.

Complètement imbécile ? Peu éthique ? Techniquement idiot ?
Pas plus que de limiter internet à Facebook.

Un pas plus loin

Les conséquences de ce modèle sont pour l'instant limitées, quoique profondes : une jeunesse qui croit que Facebook EST internet. Qu'internet EST Facebook.

Mais l'étape suivante n'est pas loin. Imaginons que Facebook passe un accord avec FranceTelecom et Orange (dont dépend Mobistar) en 2013. Pourquoi pas, après tout ? Qui les empêche d'augmenter encore les prix pour ce qui n'est pas Facebook en 2014 ? Qui les empêche de limiter exclusivement l'accès à Facebook et son microcosme en 2015 ?

Comme je pense que Facebook ne sera plus hégémonique en 2015, il est probablement plus réaliste d'imaginer ce scénario avec Google, par exemple, qui possède un réseau beaucoup plus complet (avec Gmail, Android, Google Drive, Google Maps - toute votre vie est imbriquée dans le système Google). Pire.

Mesdames et Messieurs, si vous pensiez que la neutralité des réseaux était une marotte de geek, j'espère que vous avez compris que ce n'est pas le cas. Les conséquences sont déjà là. Consommateurs avisés, mesurez bien les implications quand vous choisissez votre formule auprès de votre fournisseur préféré. La défense de la Neutralité du Net commence ici.

Notes:

  1. Cette comparaison a ses limites vu qu'on paye de la matière dans un cas et de l'information dans l'autre. Mais si on en tient compte, la comparaison me semble tout-à-fait pertinente.